Un Francilien sur trois a déjà renoncé à un emploi en raison d’un trajet domicile-travail jugé trop long. Derrière ce chiffre se cache une réalité simple : en Île-de-France, l’inégalité se mesure aussi en temps. C’est le temps passé dans les transports, le temps perdu dans les retards. Temps qui manque ensuite pour vivre.
Les transports ne sont pas seulement un moyen de se déplacer. Ils conditionnent l’accès à l’emploi, à la formation, aux services publics, à la culture et, plus largement, aux opportunités de la vie. Pouvoir rejoindre son travail, consulter un médecin ou participer à la vie culturelle de la région ne devrait jamais dépendre de son code postal. Pourtant, les inégalités demeurent profondes entre les territoires les mieux desservis et ceux qui restent éloignés des grands réseaux de transport. Cette fracture nourrit le sentiment d’abandon, fragilise l’accès aux opportunités et alimente parfois la défiance envers l’action publique.
Certains parlent de mobilité. Jean-Baptiste parle du temps que l’on vole aux habitants : du temps passé sur un quai, du temps perdu dans les retards et du temps qui manque ensuite pour sa famille, ses engagements ou son repos. C’est cette réalité qui guide son engagement.
Conseiller régional d’Île-de-France et administrateur d’Île-de-France Mobilités, il est depuis plusieurs années l’une des voix écologistes les plus investies sur les questions de transports. Il défend une conviction simple : l’accès aux transports est l’un des premiers leviers de l’égalité réelle. Dans une région où des millions d’habitantes et d’habitants dépendent chaque jour du service public pour se déplacer, l’enjeu n’est pas seulement de faire circuler des trains ou des bus. Il s’agit de garantir à chacun la possibilité d’accéder aux mêmes droits et aux mêmes opportunités, quel que soit l’endroit où il vit.
Au Conseil régional comme au sein d’Île-de-France Mobilités, Jean-Baptiste s’est particulièrement engagé sur les enjeux de qualité de service, de maintien d’une offre de transport accessible à tous les territoires et de défense du service public. Alors que les usagers subissent régulièrement retards, suppressions de trains et dégradation des conditions de transport, il rappelle que ces difficultés ne sont jamais anodines : elles ont des conséquences directes sur la vie quotidienne, l’accès à l’emploi, les études ou l’organisation familiale de millions de Franciliens.
Son expérience constitue un atout précieux pour notre collectif. Car une écologie populaire ne peut pas se contenter de dénoncer les injustices ; elle doit aussi comprendre les mécanismes qui les produisent et connaître les leviers permettant de les corriger. Les transports sont un bon exemple de cette exigence : ils sont à la fois un enjeu écologique, social, économique et démocratique.
Cette approche est au cœur de L’Heure des Choix. Nous défendons une écologie populaire qui part de la vie quotidienne et des préoccupations concrètes des habitantes et habitants. Une écologie qui refuse d’opposer la question sociale à la question environnementale. Une écologie qui cherche à répondre aux attentes de celles et ceux qui ont parfois le sentiment que leur territoire est oublié ou que les décisions sont prises loin d’eux.
Dans une équipe qui rassemble des parcours, des territoires et des sensibilités différentes, Jean-Baptiste apporte une expertise reconnue sur l’un des sujets les plus structurants du quotidien des Franciliennes et des Franciliens. Son engagement rappelle que l’écologie est aussi une politique de protection : protection du temps de vie, protection de l’accès aux services publics et protection de l’égalité entre les territoires.
Parce qu’au fond, l’égalité commence souvent par quelque chose de très simple : le trajet du matin. Et se mesure parfois aux heures que l’on rend à celles et ceux à qui l’on en a trop longtemps volé.



